Texte - Camille Techer
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Mon travail s’attache à questionner ce qui est normalement voué à être ignoré ou jeté.
Les structures normées du langage ainsi que la linéarité attendue du texte imprimé me permettent d’aboutir à un interstice poétique entre le texte et le dessin.
L’appartenance à un lieu, qu’elle soit sous-entendue dans l’espace du livre ou clairement recherchée dans des formes in situ, m’amène à interroger le vernaculaire et ses déplacements.

Partant d’un postulat animiste, je m’approprie des rebuts en tout genre et questionne leur mémoire. Imprégnés d’une histoire qu’il m’est difficile de saisir, je cherche, à travers leurs formes, leurs marques et les empreintes que d’autres y ont laissé, à leur rendre une parole.
Souvent destitués de leur destinée fonctionnelle et décontextualisés, je travaille avec ces objets par effacement et assemblage, comme un texte mal traduit dont la compréhension nous viendrait par bribes de mots, de phrases.

Ainsi, entre vide et plein, coopérent et s’échangent les propriétés naturelles de l’espace et du texte, de la lisibilité et de la visibilité.

D’autre part, la structure autoritaire de la grille, en tant que modèle mystique et scientifique de représentation qui s’active dans nos paysages, concentre une part importante de mon travail dans des questionnements liés à l’arkhé, aux archétypes, à l’architecture et à l’archéologie.